Que veulent les femmes? Le cas de la philosophie en milieu universitaire

Numéro d'août 2018

« Les femmes, je crois, veulent un bon environnement de travail où règne un respect mutuel. Et la philosophie, en général, échoue à leur offrir une telle chose » : c’est le constat alarmant que fait la philosophe américaine Sally Haslanger en décrivant une expérience commune à plusieurs femmes philosophes œuvrant en milieu universitaire, dans un texte paru en 2008. S’identifiant comme théoricienne féministe plutôt que comme philosophe pour cette raison même, Haslanger dénonce les écueils d’une culture disciplinaire qu’elle souhaite transformer. En tentant d’expliquer les raisons de cet état de fait, elle relève la présence de biais interprétatifs et explique comment nos représentations des genres font en sorte d’exclure d’emblée les femmes en tant que figures légitimes sur le plan intellectuel. Le constat est-il pessimiste ou alarmiste ? C’est ce que nous tâcherons d’explorer par l’étude des causes et impacts de la sous-représentation des femmes en philosophie en contexte nord-américain. Nous tâcherons d’exposer si ce phénomène est lié à la nature de la discipline elle-même, où s’il s’explique par des considérations contingentes. La seconde partie de la présentation tâchera par conséquent de dresser un tableau des actions possibles et des résultats déjà mesurables au sein de ces initiatives récentes.

« Women, I believe, want a good working environment with mutual respect. And philosophy, mostly, doesn’t offer that » : c’est le constat alarmant que fait la philosophe américaine Sally Haslanger, dans un texte paru en 2008, en décrivant une expérience commune à plusieurs femmes philosophes œuvrant en milieu universitaire. S’identifiant comme théoricienne féministe plutôt que comme philosophe pour cette raison même, Haslanger contribue avec Changing the Ideology and Culture of Philosophy: Not by Reason (Alone)(2008)à dénoncer les écueils d’une culture disciplinaire qu’elle souhaite transformer. En tentant d’expliquer les raisons de cet état de fait, elle relève la présence de biais interprétatifs et explique comment certains de nos stéréotypes sexuels font en sorte d’exclure d’emblée les femmes en tant que figures légitimes sur le plan intellectuel.

 

Le constat d’Haslanger est-il pessimiste ou alarmiste ? C’est ce que nous tâcherons d’exposer dans cette présentation en explorant les causes et impacts de la sous-représentation des femmes en philosophie. Nous tâcherons d’exposer si ce phénomène est lié à la nature de la discipline elle-même, où s’il s’explique par des considérations contingentes. Nous présenterons dans un premier temps les problématiques d’un point de vue général, pour ensuite faire un bref état des lieux de la philosophie en contexte universitaire, rejoignant les travaux effectués dans le monde anglo-saxon. Le constat d’une sous-représentation des femmes en philosophie en milieu universitaire, des études de premier cycle jusqu’à l’obtention d’un poste de professeure, nous mènera à explorer diverses hypothèses sur les embuches spécifiquement liés à la pratique de la philosophie en milieu universitaire. Dans le troisième mouvement de notre analyse, il sera question des difficultés que doivent surmonter les femmes pour œuvrer en milieu universitaire dans une perspective pratique, à partir de travaux issus de la recherche en psychologie du travail. Heureusement, un mouvement récent de prise de parole des femmes en philosophie en Amérique du Nord s’est concrétisé par la mise sur pied de comités d’équité dans les associations savantes[1]et de groupes d’étudiantes en philosophie[2]. Ces actions font écho à d’autres initiatives visant à assurer une représentation genrée plus équitable dans les milieux universitaires. La dernière partie de la présentation tâchera par conséquent de dresser un tableau des actions possibles et des résultats déjà mesurables au sein de ces initiatives récentes.

 

Problématiques larges liées au milieu universitaire québécois (et international)

La question préalable à toutes afin de comprendre s’il y a lieu de conclure à l’exclusion des femmes en milieu philosophique est la suivante : les femmes sont-elles traitées différemment des hommes dans leur parcours académique et l’exercice de leur profession ? Pour répondre à cette question, il faut établir si elles font face à des embûches particulières. Soulignons d’abord quelques éléments typiques au milieu universitaire :

 

• Plus un poste exige un niveau de scolarité élevé, moins les femmes y sont nombreuses;

• La compétitivité est féroce en raison des débouchés peu nombreux;

• La prédominance masculine dans le corps professoral est à même de maintenir, notamment en raison du phénomène de « réseaux » qui s’entretiennent par contacts;

• Le caractère « polémique » de la discipline philosophique agit souvent comme facteur dissuasif pour plusieurs en raison des modes de socialisation et d’éducation associés au sexe (on enseigne peu aux petites filles à aimer les joutes oratoires ; les femmes qui argumentent sont souvent perçues de façon négative)

 

Ainsi, pour embrasser la profession universitaire, le prix à payer sera lourd et les sacrifices exigés pour les femmes seront encore plus nombreux que pour un homme (si on inclut le report de maternité, qui n’est pas des moindres). En fait, la sous-représentation des femmes s’explique aussi par le refus du milieu de reconnaitre un sexiste latent et par la stigmatisation associée à cette problématique. Le sexisme, que l’on peut définir provisoirement comme un préjudice résultant de traitement basé sur le sexe, est souvent subtil voire invisible même pour la personne qui le subit. L’exemple le plus paradigmatique d’une situation sexiste en contexte universitaire est celui où l’assistante de recherche est responsable des photocopies tandis que l’assistant participe aux congrès qui lui ouvriront les portes de la vie professionnelle.

 

Mais la cause du problème n’est pas uniquement là. Une enquête de la Fédération québécoise des professeurs et professeurs d’université (FQPPU) faisait il y a quelques années les constats suivants :

 

• Les chiffres révèlent que les femmes sont moins enclines à demander des subventions, ce qui s’explique notamment par une division du travail basée sur le genre (Naudillon & Nourredine, 2008, p. 8).

• Un des facteurs de réussite masculine serait la capacité à déléguer… à des femmes (Naudillon & Nourredine, 2008, p. 9).

• La parité dans l’embauche n’entraîne pas la parité dans l’exercice du pouvoir (Naudillon & Nourredine, 2008, p. 14).

• Les politiques prévues pour atteindre la parité sont « quelques fois détournée » par les comités d’embauche (Naudillon & Nourredine, 2008, p. 15).

• La reproduction des rôles traditionnels est souvent observable.

• La distinction entre pouvoir réel et pouvoir symbolique (associé au prestige) est criante : lorsque des femmes atteignent une position de pouvoir, c’est généralement dans des postes dits « de service » (Naudillon & Nourredine, 2008, p. 15, 21-23). Par exemple, elles dirigent des programmes de 1ecycle, mais plus rarement des Chaires de recherche.

 

État des lieux

Pour le moment, puisque nous ne disposons pas de données récentes complètes permettant de rendre compte de la situation des femmes en philosophie au Québec, les analyses effectuées par les universitaires anglo-saxonnes peuvent être pertinentes, puisque les problèmes observés semblent être comparables. D’après le rapport de 2013 du Comité d’équité de l’Association canadienne de philosophie, les femmes composent 31% du corps professoral[3]des départements de philosophie au Canada (Doucet & Beaulac, 2013, p. 3-5). Toutefois, le rapport constate qu’il y aurait eu une certaine amélioration depuis 1991 où la statistique de représentativité des femmes était de 12,7% au sein de la discipline. Il est également intéressant de mentionner que les femmes composent 21,6% des postes de professeurs titulaires ainsi que 37,7% sont des professeurs associés sont des femmes, indiquant que les professeures demeurent généralement aux plus basses échelles académiques, ce qui signifie un salaire moins élevé, mais aussi moins de possibilités pour se consacrer à la recherche. Le faible avancement dans la carrière universitaire pourrait aussi s’expliquer par le fait que les femmes dans les départements de philosophie auraient tendance à s’acquitter des tâches administratives et de représentation, ce qui ne permettrait pas l’avancement dans la carrière (Antony, 2012, p. 236). De plus, les femmes auraient tendance à faire davantage de travail de service, ce qui réduit la somme de temps disponible pour leurs propres travaux académiques.

 

Il y a lieu de penser que ce faible nombre de professeures en philosophie pourrait influencer le nombre d’étudiantes décidant de poursuivre des études avancées en philosophie, sous prétexte que certaines étudiantes auraient peut-être de sa difficulté à se projeter à long terme dans ce domaine sans exemple de femmes ayant réussi dans ce milieu (Baril, 2005). À ce sujet, la philosophe Cheshire Calhoun (2009)soulignait qu’il existe dans les départements de philosophie certaines problématiques similaires à celles vécues dans les départements de sciences, technologies, d’ingénierie et de mathématiques qui commenceraient au premier cycle universitaire. En effet, il a été constaté dans de nombreux départements américains de philosophie une importante baisse d’étudiantes entre le cours d’introduction à la philosophie de première année et la poursuite d’études supérieures en philosophie. Ainsi, pour trouver des pistes de solution au problème de la sous-représentation des femmes en philosophie, nous devrions aussi nous attarder aux facteurs poussant les femmes à décrocher dès la première année universitaire en philosophie.

 

Par ailleurs, nombreuses philosophes, tentant de comprendre les causes de la désertion des femmes de leur discipline, mettent en cause le caractère conflictuel des séminaires, des conférences et des cours de philosophie. Puisqu’en philosophie, il n’y a pas de recours systématique aux statistiques, aux données empiriques ou encore à des théorèmes, comme c’est le cas dans d’autres sciences naturelles ou sociales, tout l’argumentaire repose sur l’admission de certaines prémisses. La philosophie repose en soi sur une culture favorisant l’argumentation, cela ne justifie cependant pas la présence de certaines attitudes « agressives » et peu « cordiales » dans certaines activités philosophiques. La philosophe Jennifer Saul (2013, p. 43)a également souligné que l’usage plutôt marqué de la logique pourrait décourager des femmes de poursuivre leurs études, puisque certaines se sentent moins compétentes en la matière – à tort ou à raison. Le blogue « What is it like to be a woman in philosophy» créé par Saul démontre une autre facette du problème systémique lié au milieu philosophique universitaire. Parodiant le titre d’un célèbre article de Thomas Nagel What is it like to be a bat, le blogue compile des expériences négatives, envoyées anonymement, vécues par des femmes dans le milieu universitaire philosophique (Jenkins & Hutchison, 2013, p. 3). Ce recueil de témoignages contient autant des situations sexistes que des récits de harcèlement sexuel non dénoncés publiquement par peur des impacts négatifs sur la carrière de ces femmes. Ce même type d’histoires se retrouvent dans un livre publié en 2003 par Linda Alcoff Martin intitulé Singing in the Fire : Stories of Women in Philosophy(2003), où plusieurs philosophes anglo-américaines témoignent des embûches relatives à la poursuite d’une carrière universitaire en philosophie.

 

Hypothèses liées à la sous-représentation des femmes en philosophie

Suivant les théories de psychologie sociale développées par Virginia Valian (1999), de nombreuses philosophes ont expliqué la sous-représentation des femmes en philosophie par deux hypothèses, qui ont été validées dans les domaines des sciences, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques. D’une part, le biais inconscient formé par l’image sociologique du philosophe semble jouer un rôle dans notre propension à reproduire le schème du philosophe masculin et objectif par opposition à la femme sensible et près de ses émotions. La philosophe Sally Haslanger constate ainsi que hélas, certains schémas comportementaux utilisés dans divers milieux sont également implantés dans la culture universitaire. En fait, « The schema for women has us assume that women are life-giving and nurturing as opposed to life-taking and aggressive » (2008, p. 212). En prime, elles doivent aussi composer avec les dichotomies caricaturales (féminin/masculin, rationalité/émotivité, objectivité/subjectivité, esprit/corps). Ainsi, Haslanger déplore qu’on semble prendre pour acquis qu’en milieu professionnel, une femme est forcément émotive, incapable d’objectivité et surtout, soumise au flux changeant de ses hormones, quoi qu’elle fasse et peu importe à quel point qu’elle ait fait ses preuves : « even when you succeed in establishing equivalent credentials to a man, your CV is "read" as inferior» (2008, p. 214).

 

En fait, le biais inconscient qui peut se retrouver, à titre d’exemple, dans les entretiens d’embauche ou encore les évaluations d’articles scientifiques, est particulièrement pervers en philosophie, puisque les universitaires en philosophie pourraient avoir tendance à se considérer au-dessus des biais. Il s’agit du phénomène de l’« over-confidence bias », le biais de l’excès de confiance (Antony, 2012, p. 296), où de nombreux philosophes auraient tendance considérer que les biais peuvent affecter les autres professionnels des sciences humaines et non eux-mêmes par leur recherche constante d’objectivité : « Philosophers, I suspect, broadly regard themselves as smarter than others in the humanities and think of themselves as particularly sensitive to fallacious or ungrounded reasoning» (Antony, 2012, p. 236).

 

D’autre part, nous devons souligner l’existence de l’hypothèse du « stereotype threat », qu’on peut traduire ici par « la menace du stéréotype », qui est à l’œuvre quand un groupe minoritaire internalise les stéréotypes dans une situation où ce groupe est réputé pour moins bien performer (Schouten, 2015). Ainsi, un membre de ce groupe minoritaire subira une pression supplémentaire afin de mieux performer, ce qui peut le mener paradoxalement à sous-performer. La peur de confirmer des stéréotypes liés aux femmes en philosophie pourrait alors causer une angoisse chez ces femmes, par peur inconsciente de confirmer les stéréotypes les présentant comme des personnes peu sûres d’elles et émotionnelles, incapables d’objectivité. Ce phénomène a été largement discuté par les études tentant d’expliquer les sous-performances des femmes en sciences et en mathématiques, mais n’a pas fait directement l’objet d’études pour les femmes en philosophie.

 

En fait, nous devons aussi souligner l’impasse dans laquelle se retrouvent plusieurs femmes œuvrant dans cette discipline. Si elles choisissent de suivre les normes liées à la féminité, elles se retrouvent à être diminuées intellectuellement tandis que si elles choisissent d’agir de la même manière que de nombreux collègues masculins, elles risquent d’être reçues comme étant brutales et autoritaires (Antony, 2012).

 

En conclusion : quelles solutions?

Il existe déjà des mesures pour éliminer les actes ouvertement sexistes, mais il existe peu de mesures pour combattre les biais inconscients internalisés autant par les hommes que par les femmes. Par exemple, une des mesures proposées pour remédier à la sous-représentation des femmes a été de mettre en place des mesures de discrimination positive. Le problème, est que si le système reste inchangé, des mesures comme la discrimination positive contribuent surtout antagoniser les groupes en opposition (et le correctif génère un nouveau conflit social qui s’ajoute à ceux qui étaient déjà en place), comme le souligne Fraser (2012) : « Aussi les réaménagements superficiels se multiplient-ils sans fin, contribuant à rendre plus perceptible encore la différenciation « raciale », à donner des plus désavantagés l’image d’une classe déficiente et insatiable, ayant toujours besoin d’aide, et même parfois celle d’un groupe privilégié, qui reçoit un traitement… de faveur. Ainsi une approche visant à redresser les injustices liées à la redistribution peut-elle susciter un choc en retour et finalement créer des injustices en termes de reconnaissance ».

 

Afin d’assurer une rétention plus élevée des femmes en philosophie, il pourrait être pertinent de mettre de côté certaines pistes de solution « libérales » afin de s’attaquer aux micro-iniquités nuisant à l’avancement des femmes dans une carrière universitaire en philosophie, puisque le combat pour l’équité sur le plan formel et légal semble être gagné. Il serait également pertinent de porter des études sociologiques longitudinales telles qu’elles ont été menées dans les domaines des mathématiques et des sciences, permettant ainsi de vérifier les différentes hypothèses tentant d’expliquer la sous-représentation des femmes en philosophie. Une compilation sérieuse des statistiques sur la représentation des femmes dans les départements québécois de philosophie doit également être faite. Bien que nous ne disposions pas de données très claires sur ces questions pour le moment, nous pouvons toutefois nous inspirer des mesures qui ont été prises dans les domaines des mathématiques et des sciences. Ainsi, des mesures d’anonymat devraient exister le plus possible permettant de limiter les biais dans la correction et dans l’évaluation des articles, des dossiers de futurs boursiers et des embauches.

 

Même des changements en apparence anodins peuvent faire une différence significative dans la mesure où ils permettent d’enrichir nos perceptions et représentations de la pratique philosophique. Par exemple, les installations et l’aménagement des départements de philosophie, ne présentent souvent que des philosophes hommes dans les corridors, sur les portes de bureaux et dans salles de classe et de séminaires. (Cette exclusion se poursuit évidemment souvent dans le monde virtuel, sur les pages départementales.) L’affichage paritaire de portraits de femmes philosophes pourrait contribuer à lutter contre la « menace du stéréotype » tout en contribuant à une meilleure représentation des minorités en philosophie.

 

Par ailleurs, l’ajout de textes écrits par des femmes dans les plans de cours peut contribuer à réduire la « menace du stéréotype ». Cet ajout de textes ne doit cependant pas se limiter aux cours de philosophie politique, d’éthique ou encore de philosophie féministe, soit les domaines où les spécialistes femmes sont plus nombreuses : les femmes philosophes se retrouvent dans tous les domaines de la philosophie. L’ajout de ces textes devrait aussi se faire dans les cours d’introduction aux différentes branches de la philosophie. Il pourrait également être intéressant d’intégrer au cursus de philosophie de base quelques notions d’épistémologie féministe, plus précisément de la théorie du « savoir situé », permettant de remettre en question la prétention à l’objectivité de la philosophie. Ce faisant, une valorisation de la philosophie féministe doit se faire dans le monde francophone.

 

Le recours au mentorat, formel ou informel, nous semble aussi une bonne idée, ce qui permettrait d’encourager certaines femmes à persévérer et à lutter contre le fameux syndrome de l’imposteur, qui est probablement le handicap le plus fréquent freinant l’accès des femmes aux postes convoités. En terminant, les femmes poursuivant une carrière universitaire peuvent –et doivent– s’accorder le droit de refuser les tâches administratives ingrates qu’on aurait tendance à leur déléguer dans les départements, afin de pouvoir se développer pleinement sur le plan professionnel et humain.

 

 

 


[1]Voir les comités « Équité » qui se sont formés dans les associations professionnelles de philosophie sur le plan québécois et canadien : http://www.equite.laspq.org/mandat/; http://www.acpcpa.ca/fr/comitedequite.php.

[2]Voir le site web du regroupement d’étudiantes en philosophie de l’Université du Québec à Montréal : https://fillosophie.org/.

[3]Les informations ne sont cependant pas complètes, puisque ce n’est pas tous les départements de philosophie canadiens qui ont répondu à l’enquête.

Exporter l'article

Pour citer cet article

LEMAY, M.-P. et THÉRIAULT, M. (2018). Que veulent les femmes ? Le cas de la philosophie en milieu universitaire. Revue GEF (2), 15-21. Repéré à https://revuegef.org

Références

Alcoff, L. M. (Éd.). (2003). Singing in the Fire:Stories of Women in Philosophy. New York: Rowman & Littlefield.

Antony, L. (2012). Different Voices or Perfect Storm:Why Are There So Few Women in Philosophy? Journal of Social Philosophy, 43(3), 227-255.

Baril, A. (2005). Le phénomène actuel de la sous-représentation des professeures de philosophie dans les universités québécoises, Recherches féministes, 18(1), 49–78.

Beaulieu, A., & Thériaut, M. (2013). Les enseignantes dans l’angle mort de la démocratie, compte-rendu critique de : Democracy’s Angels. The Work of Women Teachers, Kristina R R. Llewellyn. Spirale: Arts, Lettres, Sciences Humaines, 245(2), 73-75.

Bénétreau-Dupin, Y., & Beaulac, G. (2015). Fair Numbers: What Data Can and Cannot Tell Us About The Underrepresentation of Women in Philosophy. Ergo, 2(3). Consulté à l’adresse http://dx.doi.org/10.3998/ergo.12405314.0002.003

Calhoun, C. (2009). The Undergraduate Pipeline Problem. Hypatia, 24(2), 216–223.

Comité d’équité de L’Association canadienne de philosophie. (2015). Rapport du Comité d’équité 2015. Consulté à l’adresse http://www.acpcpa.ca/documents/Rapport_du_comite_dequite2015.pdf

Doucet, M., & Beaulac, G. (2013). Rapport sur les enquêtes sur l’équité de l’ACP: tendances historiques. Comité d’équité de L’Association canadienne de philosophie. Consulté à l’adresse http://acpcpa.org/documents/Equity_survey_summary2013_fr.pdf

Dougherty, T., Miller, K., & Baron, S. (2015). Why Do Female Students Leave Philosophy? The Story from Sydney. Hypatia, 30(2), 467–474.

Fraser, N. (2012, juin 1). Egalité, identités et justice sociale. Le Monde diplomatique. Consulté à l’adresse https://www.monde-diplomatique.fr/2012/06/FRASER/47885

Haslanger, S. (2008). Changing the Ideology and Culture of Philosophy: Not by Reason (Alone). Hypatia, 23(2), 210‑223.

Jenkins, F., & Hutchison, K. (2013). Introduction. In Women in Philosophy:What Needs to Change(p. 21‑38). Oxford University Press.

Naudillon, F., & Nourredine, N. (2008). Femmes et pouvoir dans les universités québécoises. Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université (FQPPU). Consulté à l’adresse fqppu.org/assets/files/bibliotheque/publications/femmes_et_pouvoir_2013.pdf

Saul, J. (2013). Implicit Bias, Stereotype Threat, and Women in Philosophy. In Women in Philosophy:What Needs to Change(p. 39–60). Oxford University Press.

Schouten, G. (2015). The Stereotype Threat Hypothesis: An Assessment from the Philosopher’s Armchair, for the Philosopher’s Classroom. Hypatia,30(2), 450–466.

Valian, V. (1999). Why So Slow? The Advancement of Women. Cambridge, Mass.: MIT Press.

 

Revue GEF

Editeur : Association ARGEF
Parution : Annuelle
Matricule : ISSN 2571-7936
Comment contribuer à la revue
Retourner à la revue
;