L'influence du sexe des élèves et du contexte scolaire de mixité/non-mixité sur l'élaboration du discours des adolescent·es au sujet de la vaccination contre l'infection papillomavirus humain

juin 2021

En France, la vaccination contre les infections à papillomavirus humains (HPV) – sexuellement transmissible - cible prioritairement les jeunes filles âgées entre 11 et 14 ans. L'introduction de ce vaccin a introduit de nouvelles dimensions liées à la santé sexuelle dans le cadre de la prévention des cancers que nous avons souhaité investiguer auprès de la population adolescente (13-14 ans). Pour cela, nous avons mis en œuvre deux méthodes qualitatives de recueil de données : des ateliers de construction d’affiches (N=5) avec des élèves en classe de 4e et des focus groups (N=7) avec des élèves en classe de 3e. Nos résultats tendent à montrer que ce sont les filles qui s’emploient à articuler cette dimension sexuelle avec les champs de la vaccination et du cancer. Cela renvoie à différentes normes culturelles et sociales différenciées en fonction du sexe des élèves (par exemple, la responsabilisation des filles/femmes en matière de santé sexuelle). Nos résultats mettent aussi en évidence l'effet du contexte de mixité/non mixité dans les discours des élèves.

1. Introduction

En France, la vaccination contre les infections à papillomavirus humains (HPV) – sexuellement transmissible (IST) - cible prioritairement les jeunes filles âgées entre 11 et 14 ans. La couverture vaccinale est faible depuis l’introduction de cette vaccination en 2007, oscillant entre 15 et 30% (Institut National du Cancer [INCa], 2018). Le choix de vacciner uniquement les filles serait un frein à la vaccination des adolescentes par leurs parents (Gottvall et al., 2017). Les professionnels de santé semblent partager cet avis : 68% des médecins généralistes perçoivent la vaccination des garçons contre l’infection HPV comme un levier pour améliorer la couverture vaccinale (Haute Autorité de santé [HAS], 2019). Les médecins prônent également l’avancée de l’âge de la vaccination (9-11 ans), notamment pour éviter d’aborder les questions relatives à la sexualité lors de la prescription du vaccin (Lefèvre et al., 2017). L'introduction du vaccin a entrainé la diffusion de connaissances et de croyances aussi bien liées au vaccin qu’à l'infection HPV, ce qui a introduit de nouvelles dimensions liées à la santé sexuelle dans le cadre de la prévention des cancers (Bauquier & Préau, 2019). Cette étude vise à investiguer l'impact de ces dimensions sur les représentations sociales (RS) liées au vaccin HPV. C’est la perspective des jeunes (13-14 ans) qui est au cœur de cette recherche. Celle-ci sera abordée via des regards croisés entre une approche représentationnelle du risque (Kalampalikis & Apostolidis, 2016; Kmiec & Roland-Lévy, 2014) et le modèle de la socialisation proposée par Malrieu (Hugon et al., 2013). Premièrement, c’est par le concept de regard ternaire, qui met en relation un ego (individu), un alter (groupes sociaux auxquels l’individu appartient) et un objet (Jodelet, 2015), ou modèle tripolaire (Hugon et al., 2013) que le lien entre ces deux approches est rendu possible et prend sens. Cette perspective tripolaire met en exergue l’importance de la communication dans l’apprentissage aussi bien des normes sociales et culturelles que dans la construction de l’autonomie et de l’identité de l’individu. Cette perspective nous permet d’appréhender l’adolescence comme un processus dynamique, dans lequel le sujet joue une part active (Fruteau de Laclos, 2013). Cela nous permet aussi d’investiguer sous un angle différent des modèles dominants en psychologie de la santé (perspective sociocognitive), l’ancrage des conduites à risque ainsi que les RS des jeunes interrogé·es. En effet, les conduites sont déterminées par des identités sociales et situées, fruits de l’interaction entre l’individu et son environnement tout au long de la vie (Campbell & Jovchelovitch, 2000; Rochex, 2013). Deuxièmement, l’approche représentationnelle qui est la nôtre, nécessite d’étudier les représentations liées à un objet spécifique dans son champ d'émergence (Kalampalikis & Apostolidis, 2016). Ainsi, l’étude des représentations des risques est étudiée dans son contexte d’émergence spécifique, à savoir le milieu scolaire. C’est sur la base de facteurs géographiques que nous postulons l’existence d’une communauté rassemblant les élèves. Ces communautés naturelles selon Demange et al. (2012) sont situées dans des zones géographiques socialement défavorisées : un indice de défavorisation sociale, permettant d'évaluer les avantages / désavantages sociaux dans une zone géographique donnée ((Pornet et al., 2012), a été mesuré pour chacun des collèges sélectionnés par l’Académie partenaire de l’étude[1]. La participation des adolescent·es aux activités de recherche proposées se faisant dans l’enceinte des écoles, les élèves vont construire une interprétation collective de l’objet d’étude qui s’inscrit également dans leur expérience scolaire (Rochex, 2013). Aussi bien l’influence de l’école comme institution médiatrice de normes sociales, culturelles et historiques, que l’expérience scolaire subjective de chaque individu, vont influencer les processus de construction identitaire et de facto, les processus représentationnels (Deschamps & Moliner, 2011; Rochex, 2013). L’école est un vecteur de normes sociales liées aux risques sanitaires, de par son rôle central en ce qui concerne l’éducation à la santé Agir localement, au cœur même de ces structures permet d’avoir accès aux représentations et conduites sociales des personnes concernées par une problématique de santé (Morin et al., 2012).

 

L’objectif de la recherche était d'investiguer le contenu et les mécanismes d'élaboration des RS des risques liés au vaccin HPV. Plus précisément, cette étude visait à déterminer, si le lien sexualité / IST(HPV) / cancer était présent ou non au sein du système représentationnel des garçons et des filles interrogé·es autour d’un vaccin uniquement à destination des filles. Nous souhaitions aussi explorer plus particulièrement le rôle du sexe des élèves ainsi que celui du dispositif de recueil des données (mixité versus non-mixité).

 

2. Démarche méthodologique

2.1. Triangulation méthodologique

Pour atteindre les objectifs de recherche, une stratégie de triangulation a été suivi (Caillaud & Flick, 2016). Cette stratégie vise à renforcer la validité des données recueillies par la mise en perspective de résultats convergents ou au contraire, dissonants (Plano Clark et al., 2020). Dans cette étude, trois outils méthodologiques ont été utilisés pour appréhender les RS des élèves : questionnaires, focus groups et ateliers participatifs. Nous nous concentrerons dans ce papier sur l’analyse des données qualitatives dont la stratégie de triangulation est présentée dans le tableau 1. Deux méthodes - l’une à visée observationnelle, l’autre à visée interventionnelle - ont été mises en œuvre. La première (les focus groups) a permis de recueillir les discours des élèves au sujet de la vaccination HPV et du cancer et ce, en faisant discuter ensemble les filles et les garçons. La seconde (les ateliers), a visé l’élaboration d’affiches par les élèves, mêlant textes et iconographie, au sujet du vaccin HPV. De ce fait, nous avons analysé le produit final, qui ne permet pas d'accéder aux éléments les plus accessibles de la représentation des élèves. Cette stratégie de triangulation impose davantage un travail réflexif sur la place du/de la chercheur·e et son influence dans chacun des recueils de données (Bosisio & Santiago-Delefosse, 2014). Nous ne souhaitions pas influencer les opinions et attitudes des élèves interrogé·es vis-à-vis de la vaccination HPV. De ce fait, notre posture s’est construite autour d’un rôle aussi neutre que possible (sans engagement pro ou anti vaccination HPV) tout au long de la mise en œuvre de la recherche.

 

Tableau 1. Description de la stratégie de triangulation (méthodes, données, contextes, analyse)

Triangulation des méthodes

Triangulation des données

Variation des contextes de recueil

Type de recueil

Triangulation de l’analyse des données

Focus groups auprès d’élèves en classe de 3e[2]

Discours

Contexte de mixité

Méthode observationnelle de recherche

Recherche de convergence mais aussi de dissonance entre les données recueillies

Ateliers participatifs avec des élèves en classe de 4e2

Assemblage images et/ou textes

Contexte de non-mixité

Méthode interventionnelle de recherche

 

2.2. Les ateliers participatifs

2.2.1 Population

Des ateliers ont été mis en place avec des élèves en classe de quatrième au sein de trois collèges. Cinq classes ont participé au total.

 

2.2.2. Contenu et mise en œuvre des ateliers

Le déroulement prévu de ces ateliers, ainsi que les objectifs associés à chacune des phases, sont décrits dans le tableau 2. La mise en œuvre de chaque atelier est dépendante de chacun des établissements scolaires volontaires. Ainsi, le volume horaire, l’exposition des élèves ou encore leur réceptivité à la tâche proposée peuvent sensiblement varier d’un collège à un autre (Préau et al., 2014).

 

Tableau 2. Présentation du déroulement des ateliers avec les objectifs de chaque séance

Session

Déroulement des activités

Objectifs

S1

Courte introduction de présentation de (10 minutes) :

- L’intervenante, le contexte de la recherche et les consignes de l’atelier

- Les connaissances des élèves sur le vaccin

- L’infection par papillomavirus (IST)

- Le lien entre HPV et le développement de cetaines formes de cancer, en particulier le cancer du col de l’utérus

- L’existence du vaccin

- Le frottis cervico-utérin

- Explication de la notion de balance bénéfice-risque

S’assurer que les élèves ne se sentent pas « perdus » ; contenu : principalement des données quantifiées

Choix des groupes non-mixtes (2,3,4, ou 5 élèves par groupes)

Filles versus garçons pour tester si le sexe des élèves influence le contenu des RS

S2 et S3

Elaboration des brouillons

Quelles sont les images finalement utilisées ? Comment sont-elles assemblées avec les textes ? Dans quel but ?

Recherches des informations et/ou des images de l’infection HPV, sur le vaccin ou les cancers (sur Internet avec l’ordinateur fourni)

Création des affiches finales

S4

Chaque groupe présente son affiche aux autres élèves de l’atelier

Permettre la discussion sur le vaccin anti-HPV entre les élèves de l’atelier et poser les dernières questions qui pourraient persister

Discussion autour des affiches produites

Session optionnelle

Participation à une séance d’éducation à la sexualité organisée par l’école 3 (Atelier B)

Aider à prendre en compte la connaissance d’un lien sexualité-HPV-cancer

 

 

2.2.3. Analyses des données

Une analyse thématique (Bardin, 1993) a été réalisée sur l’ensemble du corpus d’affiches, prenant en compte aussi bien les textes que les images afin d’appréhender la construction du message autour de la vaccination contre l’infection HPV par les élèves,  les affiches mêlant textes et images pour transmettre un message (Babou, 2008; Joffe, 2007). Des analyses statistiques par cluster ont aussi été réalisées pour tenter de mettre en évidence l’existence d’un ou plusieurs message(s) construit par les élèves. Cette analyse a été faite à l’aide du logiciel SPSSv25.

 

2.3. Les focus groups

2.3.1 Population

Des focus groups ont été réalisés avec des élèves en classe de troisième au sein de quatre collèges du même département.

 

2.3.2. Construction du guide d’entretien collectif

La trame de la grille d’entretien suit un schéma classique en construction d’entonnoir. Premièrement, un exercice d’association de mots et/ou d’images à l’évocation du mot « cancer » était proposé. Cet exercice devait faciliter les échanges entre les élèves (Kitzinger et al., 2004) et permettre d’obtenir des réactions spontanées quant à l’image du cancer. Deuxièmement, la discussion était dirigée vers la prévention des cancers avec la présentation de plusieurs affiches et flyers de santé publique, pour en apprendre davantage sur les connaissances et attitudes des élèves face au risque de cancer. Troisièmement, le sujet de l’infection HPV et de la vaccination associée a été introduit. Cette partie a aussi été l’occasion d’aborder avec les élèves le sujet de la sexualité, particulièrement sous l’angle de la communication qu’ils et elles partagent (ou non) avec leurs entourages respectifs. Pour finir, était abordé le sujet de la prise de décision vaccinale HPV à travers la présentation de trois scenarii[3] pour tenter d’appréhender le ou les rôle(s) possible(s) que peut prendre une adolescente prise à l’intérieur de ce processus de prise de décision.  

 

2.3.3. Analyse des données

Une analyse thématique (Bardin, 1993) et une analyse des interactions ont été réalisées à l’aide du logiciel N’Vivo. L’analyse thématique permet de mettre en évidence les thèmes principaux. L’analyse des interactions permet quant à elle d’investiguer les processus de formation des RS sur la vaccination HPV chez les élèves. 

 

3. Résultats

3.1. Populations et corpus

Au total, 77 élèves (41 filles et 36 garçons) âgé·es en moyenne de 13,7 ans ont participé aux ateliers et 50 élèves (30 filles et 20 garçons) âgé·es en moyenne de 14,5 ans ont été interrogé·es via les focus groups. Les élèves ayant participé aux focus groups visent majoritairement une orientation post-collège en lycée général. Ils et elles sont peu à reporter avoir déjà redoublé une classe (9,2% des élèves ayant participé aux ateliers et 16% des élèves ayant participé aux focus groups). La majorité des élèves évolue dans un foyer dans lequel les parents vivent ensemble. Au final, 27 affiches ont pu être recueillies et 7 focus groups ont été mis en œuvre dans les collèges volontaires (tableau 3).

 

Tableau 3. Présentation de la population (nombre d'élèves, âge moyen) et des corpus recueillis pour chacune des méthodologies qualitatives utilisées

 

Ateliers

Focus groups

Nombre d’élèves

N=77

N=50

Filles

41 (53,2%) (13 groupes)

30 (60%)

Garçons

36 (46,8%) (14 groupes)

20 (40%)

Age moyen

13,7 ans

14,5 ans

Orientation post-3e prévue

 

N=50

BEP/CAP

 

12 (24%)

Lycée général

 

29 (58%)

Lycée professionnel

 

9 (18%)

Redoublement

N=76 (1 non réponse)

N=50

Oui

7 (9,2%)

8 (16%)

Non

69 (90,8%)

42 (84%)

Famille

N=77

N=50

Couples

60 (77,9%)

42 (84%)

Séparés

14 (18,2%)

7 (14%)

monoparentales

3 (3,9%)

1 (2%)

Corpus de données

27 affiches construites

7 focus groups réalisés

 

3.2. Présentation des résultats issus des ateliers

3.2.1. Analyse thématique

L’analyse thématique des 27 affiches construites par les élèves a mis en évidence 10 thèmes et 18 sous-thèmes (tableau 4).

 

Le premier thème est celui de la vaccination contre HPV. Il regroupe : L’organisation de la vaccination HPV, qui précise toutes les informations en lien avec la mise en œuvre de la vaccination HPV, aussi bien via des textes (sur l’âge de la population cible : « vaccin entre 11 et 14 ans et rattrapage entre 15 et 19 ans » E4C1F1) que via des images comme une boite de Gardasil (E2C3F5) imprimée depuis internet ; La piqûre (douleur, etc.) ; les risques d’effets secondaires, généralement mineurs ; et les bénéfices de la vaccination (protection contre les maladies…). Les élèves abordent également de façon plus globale le thème de la vaccination.

 

Le troisième thème fait référence à l’infection HPV et regroupe deux sous-thèmes : le premier correspond aux informations générales au sujet du virus et à des images de la molécule et le second se concentre sur la nature sexuellement transmissible du virus. La prévention en santé sexuelle est aussi abordée par les élèves. Cette quatrième thématique regroupe la prévention des IST et les infections hors HPV comme le VIH, que l’on retrouve uniquement sous la forme illustrée. La sexualité et la reproduction sont également présentes sur certaines affiches via trois sous-thèmes : le rapport homme/femme, qui replace la prévention contre HPV dans le cadre des rapports hétérosexuels ; la procréation ; et les schémas du système reproducteur féminin qui permettent de situer le col de l’utérus.

 

Le cancer, représenté également sur certaines affiches, est divisé en trois sous-thèmes : les facteurs de risque et la prévention, les élèves associant la vaccination HPV à d’autres types de comportements de prévention (ne pas fumer) ; la maladie, où sont données des informations relatives au cancer ; et la mort, le cancer étant considéré comme une maladie mortelle. Le cancer du col de l’utérus est plus spécifiquement abordé à travers des informations générales sur le cancer du col utérin pour expliquer de quoi il s’agit et des informations préventives (frottis cervico utérin). En complément, certains élèves abordent également dans leurs affiches les autres types de cancers associés à l’infection HPV via des informations générales sur ces cancers (cancer anal…) et des informations liées à la prévention de ces cancers, deux sous-thématiques présentes uniquement sous la forme de textes dans les affiches.

 

Le neuvième thème fait référence à la santé de façon générale. Enfin, le dernier thème est celui des traitements et de la guérison possible de certaines formes de cancer, que l’on retrouve aussi bien dans certains textes (« Comment cela [le cancer] se soigne-t-il ? » E2C4G13) qu’illustré via un dessin de gélule par exemple (E4C1G3).

 

Tableau 4. Présentation de l'analyse thématique réalisée sur les affiches construites par les élèves (N=27)

Thèmes

Sous-thèmes

Exemples de textes

Exemples d’images

La vaccination HPV

L’organisation de la vaccination

« Vaccin entre 11 et 14 ans et rattrapage entre 15 et 19 ans » E4C1F1

Une boite de Gardasil (image internet), E2C3F5

La piqûre

« Douleur, aiguille, seringue » E4C1F11

Une seringue du vaccin anti-HPV (dessin), E4C2G10

Les risques d’effets secondaires

« mal de tête » E4C1G3

Signe attention (dessin), E4C1F10

Les bénéfices

« Grâce au vaccin, les femmes peuvent se protéger du cancer du col de l’utérus » E4C1F2

Un signe + (collage), E3C5F3

La vaccination

« Les vaccins, ils servent à éviter des maladies ou des cancers. Certains vaccins sont à faire plusieurs fois pendant la vie et d’autres une fois seulement » E2C3F9

Un bras qui se fait piquer avec un pansement sur le bras (dessin), E4C1G5

L’infection HPV

Informations générales/molécule

« Le papillomavirus est un virus » E4C2G11

Virus (image internet), E2C3G6

Sexuellement transmissible

« l’infection peut être transmissible sexuellement » E4C2F6

 

Prévention en santé sexuelle

Prévention des IST

« Il sert à prévenir de certaines MST » E2C3F4

Un préservatif avec des yeux qui sourit et dit : je vous protège ! (dessin), E2C4G14

Les infections autres que HPV

 

Ruban rouge (dessin), E4C1G7

Sexualité et reproduction

Le rapport homme/femme

« les garçons peuvent avoir le cancer » E2C4F8

Les symboles féminin (en rose) et masculin (en bleu) (image internet), E3C5G1

La procréation

 

Homme + femme = un bébé (dessin), E4C1G3

Le système reproducteur féminin

 

Schématisation de l’appareil reproducteur féminin (dessin), E4C2F12

Le cancer

Facteurs de risque et prévention

« Comment l’attrape-t-on ? Quels sont les causes ? » E2C4G4

Une bouteille et une cigarette barrées d’une croix (dessin), E2C4G14

La maladie

« Comment le cancer se propage dans le corps ? » E2C4G13

Un ruban (dessin), E2C3G2

La mort

« Mortel ? oui » E2C3G8

Triangle attention (dessin), E2C3G9

Le cancer du col de l’utérus

Informations générales

« Le cancer se développe dans le col de l’utérus. Seules les filles et les femmes peuvent attraper ce cancer » E2C4F13

Cancer du col de l’utérus versus col normal (image internet), E2C4F8

Prévention

« Un dépistage par frottis est indispensable à partir de l’âge de 25 ans » E4C2G12

Spéculum (image internet), E3C5F3

Les autres cancers associés HPV

Informations générales

« Qu’est-ce que le cancer de l’anus » E2C4G14

 

Prévention

« Pour éviter le cancer du vagin, du pénis… » E2C3G2

 

La santé

 

Une valise à pharmacie (collage), E4C2G11

Les traitements et la guérison

« Comment cela se soigne-t-il ? » E2C4G13

Une gélule (dessin), E4C1G3

 

3.2.2 Construction des messages

Une analyse par cluster a été réalisée pour identifier les sous-thèmes qui se regroupent fréquemment ensemble. Les résultats mettent en évidence deux grappes que nous pouvons caractériser comme deux grands types de messages : le premier, se structure autour du thème de la vaccination et des informations générales au sujet de l’infection HPV. Il regroupe les sous-thèmes suivants : organisation de la vaccination HPV, vaccination, informations générales sur l’infection HPV, prévention des IST et informations générales sur le cancer du col utérin. Le second, se structure davantage autour de la nature sexuellement transmissible de l’infection HPV. Il regroupe les sous-thèmes suivants : organisation de la vaccination HPV, bénéfices du vaccin HPV, nature sexuellement transmissible de l’infection, schéma de l’organe reproducteur féminin et prévention du cancer du col de l’utérus.

 

3.2.3. Effet du sexe des élèves sur le type de message construit ?

Tableau 5. Répartition des groupes de garçons et de filles en fonction du type de discours choisi pour leur affiche (N=27)

 

Message 1 : prévention du cancer du col de l’utérus

Message 2 : prévention en santé sexuelle

Groupes de filles

5

8

Groupes de garçons

10

4

Total

15

12

 

Les résultats présentés dans le tableau 5 soulignent que les groupes de garçons construisent davantage leurs affiches autour de la prévention du cancer du col de l’utérus alors que les groupes de filles sont plus nombreux à construire leurs affiches en les axant sur la prévention en santé sexuelle.

 

3.3. Présentation des résultats issus des focus groups

3.3.1. L’analyse des interactions : mise en sens de l’analyse thématique

Deux types de discours élaborés par les élèves pour penser et discuter la vaccination HPV sont mis en évidence. Le premier discours, prédominant, est celui du vaccin contre le cancer (du col de l’utérus) ; le second, minoritaire, est celui du vaccin contre l’infection sexuellement transmissible, moyen de prévention dans le cadre de la santé sexuelle.

 

Le premier type de discours aborde le vaccin comme un vaccin contre le cancer. Il s’agit de l’ancrage prédominant chez les jeunes interrogé·es. Cela peut-être dû à la grille d’entretien, puisque l’entrée choisie a été celle du cancer de façon générale. Ce discours repose sur trois champs représentationnel : le cancer, la vaccination et la préservation de la santé. Le contenu de ces derniers va influencer l’attitude des élèves envers le vaccin. Le cancer, est perçu par ces jeunes comme une maladie grave (souvent mortelle) aux traitements lourds. En effet, le mot « mort » est cité 26 fois par les élèves lors de l’exercice d’association de mots proposé en introduction des focus groups. La vaccination, est quant à elle perçue comme un moyen de prévention efficace et ne semble pas remise en question par les élèves.

« L : moi j’suis pour la vaccination j’trouve que c’est un moyen de plus de se protéger et ‘fin donc moi j’aime bien ‘fin voilà » (FG7)

 

Les élèves font souvent référence aux leçons d’histoire, à des épidémies très graves comme la peste. Enfin, ces jeunes valorisent la défense d’une bonne hygiène de vie et exemplifient souvent avec des pathologies (asthme, diabète, VIH/Sida) et des risques (accidents de la route sous l’influence de l’alcool) plus proches de leurs vécus d’adolescent·es/bientôt jeunes adultes.

« I : vous avez d’autres idées ? l’alcool par exemple ?

R : ouais mais ça c’est on boit on meurt direct

I : Ah bon ?

R : ben ouais si on en boit beaucoup… et que on veut rentrer […]

I : ça c’est par rapport au cancer ?

R : ouais mais non, voilà mais… ouais

Infirmière scolaire : ça peut causer un accident ?

R : ouais

L’infirmière scolaire : un accident de la route, quelque chose comme ça ?

R : ouais » (FG5)

 

Le second discours s’ancre dans le cadre de la prévention en santé sexuelle. On note chez un des garçons, un lien sexualité – cancer clairement établi : avant même d’aborder le sujet du vaccin HPV, cet élève considère qu’avoir des relations sexuelles non protégées est un facteur de risque de cancer et que, de ce fait, le préservatif est un moyen de prévention du cancer. Mais cette association bien établie est loin d’être majoritaire chez les élèves interrogé·es. Ainsi, les discussions abordant la dimension relative à la sexualité du vaccin HPV sont relativement peu investies par les élèves lors des focus groups. Ces élèves soulignent notamment le fait qu’ils et elles ne souhaitent pas aborder ces sujets avec leur médecin traitant.

 

3.3.2. Influence du discours sur l’attitude des élèves envers le vaccin HPV

Le type de discours semble influencer l’attitude des élèves envers le vaccin HPV (tableau 6). Ainsi, pour le premier type de discours, nous observons une attitude plutôt favorable envers le vaccin HPV. Cependant, ce discours n’évacue pas entièrement la crainte des effets secondaires.

« M : ben… en amenant une maladie par exemple. ‘fin ‘fin je sais pas. On sait pas. Vu qu’on a pas eu beaucoup de retours tout ça donc le fait que ce soit récent ça peut être un risque que… pour plus tard parce qu’on sait pas c’qu’il va faire ouais voilà […]

Z : vaut mieux le faire quand même » (FG4)

 

Le second type de discours donne l’occasion à certains élèves d’apporter des arguments supplémentaires en faveur de la vaccination HPV, en faisant une comparaison avec l’infection VIH.

« I : le papillomavirus c’est transmissible sexuellement

G : ça j’savais pas. Comme le sida […]

Ma : ah le VIH ouais

Lo : et c’est pour ça que c’est bien de se faire vacciner » (FG5)

 

Cependant, ce second discours peut aussi entraîner une sorte de rejet de la part des jeunes filles, qui disent ne pas se considérer concernées par le sujet.

« I : et votre médecin, jamais on vous l’a conseillé ou déconseillé ou…

S : non

In : ben j’pense que vu qu’on en avait pas besoin il en parlait pas

S : ouais c’est ça » (FG3)

 

Tableau 6. Présentation des attitudes à propos du vaccin contre l'infection HPV en fonction de l'ancrage du discours choisi d'après l'analyse des focus groups (N=7)

4. Discussion

4.1. Triangulation des données

Les données recueillies via les deux méthodologies ont été mises en perspective afin d’identifier les résultats convergents, complémentaires ou au contraire dissonants (Plano Clark et al., 2020)  (tableau 7).

 

Tableau 7. Synthèse de la triangulation des données des ateliers (N=27 affiches) et des focus groups (N=7)

 

Discours 1

Discours 2

Ateliers

Focus groups

Ateliers

Focus groups

Processus

Ancrage

Une vaccination contre le cancer

Une vaccination contre une IST qui favorise le développement de cancers

Objectivation

Illustration de la vaccination

 

Schématisation du système reproducteur féminin

 

Contenu

Organisation vaccin HPV

Vaccination

Infos sur HPV

Prévention des IST

Infos CCU

Vaccination (prévention)

Cancer (mort)

Organisation vaccin HPV

Bénéfices vaccin HPV

HPV = IST

Organe reproducteur féminin

Infos prévention CCU

Vaccination (prévention)

Cancer (mort)

Sexualité

Identification

Filles

Filles

Filles et garçons

Filles

Fréquence du discours

15 affiches/27

Majoritaire

12 affiches/27

Minoritaire

Attitude envers le vaccin HPV

Neutre

Plutôt positive

Positive

Ambivalente

 

4.2. L’effet de la socialisation sexuée

Nos résultats tendent à montrer que les garçons n'utilisent pas la dimension sexuelle relative à l'infection HPV pour s'approprier l'objet mais préfèrent, semble-t-il, garder leur distance vis-à-vis de cet objet par la construction d’un message neutre de santé publique ciblant les filles. Ainsi, ce sont les filles qui s’emploient à articuler cette dimension sexuelle avec les champs de la vaccination et du cancer. De nombreuses recherches attestent du fait que les jeunes femmes « sont toujours perçues, et se perçoivent, comme les "gardiennes du temple de la santé sexuelle et reproductive" » (Beltzer & Bajos, 2008, p. 442). Elles portent la responsabilité de la santé sexuelle, abordant davantage les questions relatives à la contraception ou aux IST, et ce, dès le début de la vie sexuelle (Ehlinger et al., 2016; Laurent & Collet, 2016; Thomé, 2016). C’est un processus de moralisation des risques relatifs à la sexualité qui se met ainsi en place, en fonction du groupe social auquel l’individu appartient (en l’occurrence, garçons versus filles) (Douglas, 1994; Douglas & Wildavsk, 2002). De ce fait, la sexualité des jeunes n’est pas exempte de normes intériorisées qui régulent socialement les comportements sexuels et sexués des adolescent·es (Lahire, 2001). Ce processus de socialisation sexué (Di Spurio, 2015) participe de l’explication d’un discours en santé sexuelle au sujet de la vaccination HPV qui fait davantage sens pour les filles que pour les garçons. De plus, le choix d’une vaccination qui cible uniquement les filles renforce le sentiment que la gestion des risques liés à la sexualité est une problématique presque exclusivement féminine (Bauquier & Préau, 2016). Pour finir, il semble intéressant de souligner ici que le cancer a longtemps était considéré plutôt comme une maladie de femmes, notamment par une surexposition des cancers du sein et des cancers gynécologiques. Plusieurs hypothèses entre la sexualité des femmes (excès sexuels, masturbations…) et l’apparition de cancer ont alors émergés, participant elles aussi d’une moralisation des risques qu’encourraient les femmes (Löwy, 2013). Cet élément nous permet de replacer la vaccination HPV dans un cadre préexistant dans lequel la sexualité est – même de façon lointaine – déjà en lien avec la prévention des cancers.

 

4.3. L’effet du contexte mixité / non mixité chez les filles

En ce qui concerne le discours intégrant la dimension sexuellement transmissible de l’infection HPV, on observe que celui-ci est très peu investi dans les échanges entre les élèves lors des focus groups, et ce, même chez les élèves qui ont connaissance de la nature sexuellement transmissible de l’infection. Pourtant, ce discours constitue la moitié des affiches construites lors des ateliers. De plus, chez les filles plus spécifiquement, on observe que le vaccin HPV est associé à la promotion de la vaccination dans le cadre des ateliers participatifs alors que leur attitude envers le vaccin est plus ambivalente lors des focus groups. Ainsi, les filles – aussi bien sur le plan collectif qu’individuel – semblent faire face à un plus grand état de polyphasie cognitive concernant la construction des risques relatifs à l’infection HPV et/ou au vaccin associé que les garçons. La polyphasie cognitive permet aux individus de donner du sens à la pluralité des situations, phénomènes et contextes sociaux auxquels ils sont confrontés. Cet état est mis en évidence aussi bien sur la composante sémantique du système représentationnel que sur celle des affects (Jovchelovitch & Priego-Hernandez, 2015). Ainsi, en fonction du contexte, les filles ancrent leur discours soit dans le cadre de la vaccination contre le cancer (focus groups / contexte de mixité) soit dans le cadre plus global de la santé sexuelle (ateliers / contexte de non-mixité). Cela peut expliquer en partie, pourquoi l’attitude des filles envers la vaccination HPV semble varier en fonction des méthodologies de recueil utilisées. En effet, lors des focus groups, la perspective d’être ou non vaccinée contre l’infection HPV (contre une IST) se joue à un niveau plus individuel, ce qui peut entrainer un mouvement de rejet du fait que les jeunes filles soient gênées d'aborder en présence de garçons, la question sous l'angle de la sexualité. Elles se positionnent comme non concernées par la question alors que leur attitude envers le vaccin HPV abordé dans le cadre de la santé sexuelle lors des ateliers est plus favorable. Nous avons vu que cet effet ne s’observe pas chez les garçons, qui choisissent majoritairement d’ancrer leur discours dans le cadre de la vaccination contre le cancer, quelques soit le contexte d’émergence.

 

4.4. Conclusion et perspectives

L'analyse de l'ensemble des données souligne l’existence du lien sexualité / IST(HPV) / cancer au sein du système représentationnel des élèves. On note une appropriation différente de la vaccination HPV en fonction du sexe des élèves ainsi que du contexte scolaire de mixité/non mixité. L’approche croisée utilisée trouve son intérêt dans l’élaboration de message en éducation à la santé et/ou à la sexualité dans le cadre scolaire. Ainsi, les résultats avancés montrent qu’aborder la vaccination contre l’infection HPV dans le cadre de séances d’éducation à la sexualité est une option possible, mais celle-ci implique un certain nombre de précaution à prendre puisque cela peut influencer négativement l’attitude des élèves – spécifiquement des filles – envers le vaccin HPV dans le cas d’un groupe non mixte. Cependant, l’élargissement de la vaccination HPV aux jeunes garçons pour le début de l’année 2021 (HAS, 2019) pourrait entrainer une renégociation des rapports de ces jeunes à la vaccination HPV mais aussi plus globalement à la santé préventive et sexuelle, et ce, aussi bien chez les filles que les garçons.

 


[1] L’école 1 est située dans une zone géographique moyennement (dé)favorisée (indice 3), l’école 2, dans une zone défavorisée (indice 4) et les écoles 3 et 4, dans une zone très défavorisée (indice 5).

[2] Les classes ont été choisies afin d’investiguer les RS des élèves dans la tranche la plus haute de la population cible (13-14 ans). Les ateliers ont été réalisés avec des élèves de 4e afin que ces derniers puissent répondre au questionnaire quelques mois après la réalisation des ateliers (ce qui correspondait à une nouvelle année scolaire, le recueil des données ayant eu lieu sur l’année 2016).

[3]Scenario 1 : une mère et sa fille adolescente sont en consultation chez un médecin généraliste (ou un pédiatre ou un gynécologue). La mère et le médecin discutent ensemble des risques et des bénéfices du vaccin contre les HPV / le cancer du col de l’utérus.

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Pour citer cet article

BAUQUIER, C. & PRÉAU, M. (2021). L'influence du sexe des élèves et du contexte scolaire de mixité/non-mixité sur l'élaboration du discours des adolescent·es au sujet de la vaccination contre l'infection papillomavirus humain. Revue GEF (5), 26-38. Repéré à https://revuegef.org

 

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Editeur : Association ARGEF
Parution : Annuelle
Matricule : ISSN 2571-7936
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